jeudi, 03 mars 2016 05:23

GUINEE: Une Nouvelle Voie (Février 2016) : la facture salée de l’anti-gouvernance du Sanseman Bienvenue à mon bilan du 2e mois de la Condécratie version 2.0, un modèle de démocratie stalinienne avec très peu de travail, justice et solidarité !RTA

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Une Nouvelle Voie (Février 2016) : la facture salée de l’anti-gouvernance du Sanseman

Bienvenue à mon bilan du 2e mois de la Condécratie version 2.0, un  modèle de démocratie stalinienne avec très peu de travail, justice et solidarité ; un subtil mélange de communisme à la  FEANF et d’affairisme sans scrupules. Je continue donc mon exploration mensuelle des méandres des décisions importantes pour la Nation prises par nos nouveaux chefs en proposant des pistes de réflexions et d’actions qui pourraient être envisagées pour que le « vrai changement » soit effectif.
1.    Echantillon de paroles et pensées présidentielles du mois : silence total ce mois-ci
•    Pour : tant mieux. 
•    Contre : tant pis…
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2.    Les décisions et actions « positives » du mois ; le 10, pour la 1e fois je vois sur mon petit écran arc-en-ciel la signature d’un protocole d’accord entre les ministres du budget, du commerce et certains opérateurs économiques pour empêcher tout dérapage dans la hausse des prix des denrées alimentaires de base notamment la farine et de l’huile alimentaire. C’était devenu indispensable et urgentissime suite à l’imposition pour la 1e fois de la TVA sur ces 2 produits pour combler le trou de la gabegie financière du gouvernement en 2015. Les « pardon » et les « merci » ont volé partout dans la salle ; le 15, les syndicats donnent le top-départ d’une grève illimitée pour « imposer » la baisse du prix des carburants, des hausses salariales et (enfin) l’explication gouvernementale pour le puits financier ayant entrainé le vide abyssal des caisses de l’Etat. Coincés entre le FMI et la population qui crie « y’en a marre de votre gabegie » dans toutes les grandes villes du pays, le PPAC et ses jeunes ministres numériques (qui savent utiliser Google et Facebook) ont perdu le sommeil, pire même qu’avec Sarko. Les grasses-matinées des fonctionneurs et les recréations prolongées des élèves prennent hélas fin le 19 - sans aucun acquis pour les guinéens d’en-bas bien sur. Trop fort pour nous, ce PPAC ; le 19, notre grande muette assassine annonce la suppression immédiate de tous les barrages alimentaires érigés tous les 30 km partout dans le pays pour compléter les salaires mensuels des gendarmes et policiers. Mais bon, c’est la 10e fois que cette promesse nous est servie sans suite donc on classe cela pour le moment dans la liste des résultats spectaculaires du Sanseman ; le 19, nous apprenons que les victimes d’une série de tortures humiliantes en octobre 2010 de certains criminels en tenues militaires, aidés par leurs avocats, ont obtenu une première audience devant la chambre d’accusation. Les inculpés, le Général Nouhou Thiam, et l’ancien gouverneur de Conakry, Sékou Resko Camara sont accusés de « torture, ethnocentrisme, racisme, séquestration, détention illégale » entre autres faits de gloire. Pauvre mateur maté (Thiam), après la prison-cadeau et injuste il aura bientôt droit à la vraie justice pour ses crimes réels. Et dire qu’en même temps ils sont tous les deux également présument impliqués jusqu’au cou dans la bavure du 28 septembre 2009. Bref leurs vieux jours seront gratuits mais pas free.
•    Pour : un petit coup de peinture à gauche et à droite sur un mur lépreux, pas de quoi parler de vraie avancée ce mois-ci dans ces petites activités circonstancielles et sans véritable impact sur la dèche crasse locale.
•    Contre : concernant les négociations sur le blocage avec tolérance zéro des prix des denrées de 1e nécessité ça chauffe de plus en plus pour le PPAC et ses ouailles de la mangeoire suite à la descente aux enfers des conditions de vie du peuple d’en-bas. Elèves et enseignants recommencent à battre le pavé très souvent avec les mains pleines de cailloux. Les fonctionneurs sont payés avec de plus en plus de retard et de difficultés chaque mois. Les militaires sont payés en sacs de riz à la fin du mois pour qu’ils se « débrouillent avec » vu qu’il n’y a plus de cash pour entretenir leurs business. Les syndicats et les fonctionneurs menacent d’aller en grève générale illimitée si le prix des carburants ne baisse pas et si les salaires ne montent pas de manière irréaliste au vu de la situation de faillite générale de l’Etat et de son aggravation exponentielle si le nouveau programme « de facilité d’ajustement structurel ! » avec les méchants FMI/BM est de nouveau rejeté en fin mars. Personne ne veut se résigner et comprendre – à part les bouffeurs responsables de la gabegie – que baisser le prix du litre même de 1.000 GNF entrainera immédiatement et de facto le ratage complet des indicateurs de performance financière exigés sans plus aucune pitié par nos Big Brothers. Cela entrainera indubitablement le non respect des indicateurs économiques exigés pour le renouvellement du programme-transfusion sanguine du FMI, la non-reconduction de cette aide (ou au mieux une petite rallonge diplomatique de 10 millions DTS pour éviter des crises de larmes dans la salle de réunion) en attendant que le cancre fasse ce qui est exigé à tous avant le prochain examen. Avec ces toubabs (blancs et noirs) sans cœurs généreux africanistes les « pardon patron pitié, vous allez nous faire lyncher dans nos palaces » ne marchent hélas plus. Et alors bonjour la révolte généralisée du populo aigri et haineux suite à l’arrêt conséquent et progressif du paiement des salaires dans la fonction publique et l’armée. Après ce sera le sauve-qui-peut pour les carrosses rutilants dans les rues de la capitale et la prise en otage des gens d’en-haut dans leurs bureaux climatisés des ministères et autres gouffres financiers autorisés. Le PM new-look et ses jeunes ministres numériques doivent pleurer dans leurs lits toutes les nuits en se demandant dans quelle galère on les a foutus depuis un mois alors qu’ils se la coulaient douce avec leurs affaires pépères auparavant. Leurs pauvres familles craignent toutes les nuits que les voisins sautent bientôt leur mur de clôture pour se servir chez les riches, comme cela s’est déjà vu plusieures fois dans notre pays rempli de miséreux aigris à mort.
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3.    Les décisions et actions « négatives » du mois : le 1e, 2.0 frappe fort en descendant de l’avion après 2 semaines de vacances d’hiver : il décrète 5 nouveaux redoublants à la mangeoire présidentielle. Comme on dit chez nous-pays « on ne change pas une équipe qui gagne par un coup-KO ». Il décrète le même jour un 4e PM. Nous avons maintenant un pour les premières pierres, inaugurations et visites de courtoisie (Youla), un 2e pour lui chauffer les oreilles dans son palais au nom des ex-grognards de l’opposition et chargé des affaires monétaires du peuple d’en-bas (Sydia), le 3e, tout nouveau, est chargé de partout où il y a des sous réservés exclusivement pour le boss et sa cour royale (Kassory) et finalement un sénégalais pour bosser pendant que les autres se lapideront avec des peaux de bananes dans les couloirs de Satanya (Diouf, pas la girafe mais le gros) ; le 02, notre PM numérique mais transparent met en place une commission en charge de l’assainissement de la ville de Conakry – jusque là, ça va. Puis il annonce qu’elle est composée de 7 ministres de son gouvernement ! Nous savons maintenant que le projet Mubadala était piloté par un roi du micro-management, surement la raison pour laquelle le PPAC l’a choisi ; le 05, un jeune journaliste innocent est abattu d’une « balle perdue » en pleine poitrine tout simplement parce qu’il voulait faire correctement son travail et nous informer de la mal-vie politique de chez nous. Au bled, les factions rivales internes de certains partis politiques (opposition comme pouvoir) utilisent des barres de fer, des cailloux, des armes blanches et maintenant même des pistolets pour débattre « démocratiquement » de leurs petits problèmes mesquins, cadeaux  détournés et promesses non tenues. Quelle tristesse pour sa pauvre famille et honte pour tous les patriotes démocrates. Quel ridicule pour toute notre classe politique qui confirme ainsi tout le mal que la majorité des guinéens pense d’elle aujourd’hui. Le seul qui a du sourire un instant c’est l’animal politique PPAC qui voit ses derniers opposants se déchirer et se ridiculiser comme il avait toujours promis de le faire ;  le 11, la société Rio Tinto, le géant minier publie les chiffres officiels de ses résultats pour 2015 à l’intention des marchés boursiers, des investisseurs et de ses actionnaires. Les faits sont clairs et limpides pour ceux qui lisent en ouvrant les yeux : « Rio perd beaucoup d'argent - 866 millions USD de pertes comptables. Elle déclare donc que toutes les dépenses engagées à date pour le développement de Simandou sont de l’argent perdu pour ses actionnaires. Elle annonce à ses investisseurs sans détours qu’elle ne va plus dépenser sur ce projet sauf pour le minimum nécessaire pour maintenir sa propriété ». Presque tous les nouveaux investissements se feront en Australie sous la pression du gouvernement local soucieux de maintenir les emplois actuels en priorité au pays. Sanseman 2.0 se casse la figure à toutes pompes, pire que la version précédente. C’est devenu comme Windows 6, abandonné après moins d’un an de service ; le 16, le patron des RPCistes à l’Assemblée Nationale balance des missiles EXO-7 sur ses frères-bouffeurs lors de la clôture de la session des lois. Frustré que la Cour Constitutionnelle (CC) ait proposée de leur retirer un de leurs business juteux, il  lâche en colère dans son discours final officiel : « La CC qui doit vérifier la constitutionnalité de nos lois ne peut pas demander à ce qu’une commission soit annulée dans le règlement intérieur de notre Assemblée. Il faut que cela soit compris et que nous n’accepterons pas prochainement une diffusion de cette commission aussi longtemps qu’elle est une commission permanente et aussi longtemps que cette loi n’est pas modifiée. Et toutes les décisions de cette commission sont des décisions légales et légitimes de l’Assemblée nationale… J’interpelle Mr le Premier ministre car nous aurons besoin de projets de lois pour mettre de l’ordre dans le traitement des membres des différentes institutions républicaines. Vous serez surpris que certains Présidents d’institutions soient plus payés que le Chef de l’Etat. Deuxièmement, quand on prend la CC qui a un loyer de 8 milliards par an, ce qui fait à peu près un million de dollars US, on aurait dû construire avec un prêt même commercial de 10 millions de dollars remboursable dans 10 ans. Ce qui pourrait couter moins cher que le loyer à payer dans les dix prochaines années. Il y’a un certainement de l’ordre à mettre dans ce domaine ».  Voila pourquoi j’aime bien nos crocodiles, pas besoin de leur tirer les vers magouillés du nez, il faut juste les écouter balancer leurs vannes vengeresses entre eux ; le 18, j’ai cherché avec une torche dans le noir abyssal de notre anti-gouvernance les déclarations de biens personnels des membres du gouvernement et de leurs conjoints, le jeune PM-FB (Facebook) en tête, des présidents des institutions républicaines et des responsables des régies financières. Pourtant, constatant le peu d’empressement que les uns et les autres manifestaient à l’idée de rendre public leur patrimoine la CC a déjà donné 2 deadlines non respectés. Il est vrai que leur gourou PPAC a pris 61 mois (5 ans et un mois) pour le faire, Walahi ! Nos ministres numériques n’ont apparemment pas appris les secrets du listing dans leurs grandes universités et hautes administrations occidentales ou alors ils ont besoin d’un peu plus de mois, comme le boss, pour pouvoir bien cacher leurs biens personnels et impersonnels, anciens et nouveaux avant de nous mentir. Une autre possibilité à ne pas négliger est que peut-être nos conseillers de la CC soient trop occupés à chercher leurs gombos journaliers et leurs Toyota V8 pour lire leur courrier « Inbox » où se trouvent ces courriers depuis quelques semaines déjà. J’imagine déjà leur argument-béton : « papy-cool a pris plus de 5 ans pour le faire alors yandi  ne nous cassez pas les pieds » ; le 27, nous découvrons le classement 2016 établi par Mercer, le leader mondial du conseil en ressources humaines, sur les capitales et plus grandes villes du monde. Le cabinet  a analysé leur qualité de vie en se basant sur 39 critères. Sur les 230 villes classées Conakry occupe la 221e place, derrière Nouakchott et Bamako et ne dépasse que les villes de Kinshasa, Brazzaville, Damas, N’Djamena, Khartoum, Sanaa, Port-au-Prince, Bangui et Bagdad qui occupe la queue du classement. Une autre preuve étincelante des résultats en béton armé de « PPAC le bâtisseur » pendant son 1e quinquennat sur le chantier du Sanseman global et multiforme.
•    Pour : comme chaque mois : R.A.S. (Rien A Signaler)…
•    Contre : le PPAC paye cash la facture du « 1 coup – KO » Il a vidé sans compter toutes les régies et caisses financières du pays pour s’assurer de cet objectif puéril et ridicule. Il a fait fabriquer des billets et des prêts sans garanties à la banque centrale qu’il a déversé les yeux fermés pour remplir le trésor public puis il a fait sortir l’argent par des préfinancements remboursés immédiatement avec garanties financières de l’Etat, le tout enrobé de surfacturations à la chinoise pour construire des postes de police, des gendarmeries et des bureaux de pilleurs autorisés dans tout le pays. Il fait le tour du pays en hélicoptère et carrosses 4X4 pour jeter des billets tous neufs aux pauvres par les hublots ou les fenêtres baissées légèrement pour économiser la clim. Du coup, comme prévisible par tout bachelier ayant réussi son examen « Les Chantiers du Changement » sont devenus « La Banqueroute du Sanseman ». Puis le FMI siffle la fin de la recréation après le constat final de faillite de l’Etat. La cure est drastique et sans conditions avant le fin du 1e trimestre 2016 sinon plus de bonbons du programme de facilitée élargie pour les cancres du développement afin de pouvoir continuer à faire semblant de payer les fonctionneurs cachectiques. Oui, le Boss ne passera pas inaperçu dans l’histoire nationale et mondiale : il a crée le 1e exemple économique mondial du summum de la mal-gouvernance, c’est l’anti-gouvernance, le modèle à 180 degrés (très précisément) de la bonne gouvernance avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer sur les pauvre guinéens enfin révoltés mais hélas trop matés et soumis par la révolution communiste. Le gouvernement annonce qu’il va augmenter la TVA de 18% à 20%, on grogne mais on baisse la tête d’impuissance au lieu d’exiger et imposer la vérité sur le pourquoi. Puis une semaine après toutes les sociétés téléphoniques augmentent leurs tarifs de 20% - par exemple l’abonnement à l’internet 9 Giga passe de 150,000 GNF à 180,000 GNF en une nuit et sans aucun avertissement – sauf le surlendemain. Le gouvernement et le parlement ne le remarquent même pas surement parce que leurs membres ont des abonnements illimités et gratuits à l’année. Nous on hurle et pleure en vain – eux ils disent entre eux « laissez-les brailler, quand ils perdront la voix ils la fermeront et iront au service d’ORL du camp Boiro pour se faire arnaquer ». Notre boss et ses pantins ont de la chance mais attention le monde évolue très vite et les Guinéens avec : ce que nos grands-parents ont subis péniblement avec les colons, que nos parents n’ont pas réussi à combattre avec Satan Touré, que ma génération a appris à contester un peu avec Fory Conté et le petit Dadais a enfin abouti à une nouvelle génération qui mettra bientôt fin à la soumission craintive et prudente comme elle l’a déjà prouvée en 2006-2007. Nos enfants et petits-enfants vont balayer sans pitié tous ceux qui tenteront de voler leurs biens et leurs sous, comme partout sur les 5 continents aujourd’hui – allons-y seulement…
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4.    Formations, séminaires, ateliers, colloques et  autres « rendez-vous du donner et du recevoir » du mois : atelier de formation sur le projet « rajeunir et féminiser l’administration » ; formation pour les formateurs avec pour thème « les NTIC à l’honneur dans l’enseignement supérieur » ; séminaire de formation sur la gestion logistique 3e session ; atelier de suivi et d’évaluation de la reforme des forces de défense et de sécurité ; formation des formateurs aux technologies de conception, de développement et de diffusion en ligne des contenus numériques interactifs destinés à l’enseignement à distance ; formation des transporteurs routiers sur la surveillance de toutes les maladies à potentiel épidémique, les pratiques familiales essentielles et la remontée de toutes les informations de santé ; atelier de formation sur la lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF) ; atelier de formation sur la prévention des conflits lors des prochaines élections communales ; séminaire international d'échanges et d'information portant sur la mission des conseils économiques et sociaux (CES) et institutions similaires des pays de l'espace de la Francophonie (UCESIF) ; séminaire international des conseils économiques et sociaux francophones sur la question climatique ; atelier d’évaluation du soutien d’OSIWA aux ONGs lors du processus électoral en 2015 ; formation portant sur le projet intitulé « alertes précoces et réponses rapides » dans la lutte contre les violences en Guinée ; atelier de la CENI pour la planification des élections locales ; formation portant sur le renforcement des capacités de l’administration en matière de leadership ; formation Tosmaster de nouveaux jeunes adhérents en communication ; séminaire de lancement du projet « haute qualité des services santé pour le développement (HSD) » ; séminaire de formation des policiers et gendarmes sur les rapports entre civils et forces de l’ordre ; atelier medias-CENI pour la préparation des élections locales.
•    Pour : le séminaire-bizness (18) n’est toujours pas folichon. Les formateurs et formés continuent les vacances, mais cette fois ils exigent quand même les perdiems et sandwichs livrés à domicile de préférence. Tiens une grande nouveauté ce mois-ci : sur la fiche de présentation du séminaire sur la logistique on peut lire «  coût : neuf cent cinquante  mille francs guinéens (950 000 GNF) par participant payable par chèque (libellé leader/force) ou en espèces le 1e jour de la formation ». Je suis sur que pour les deux premières sessions même les formateurs ne se sont pas pointés, pour ne pas chômer pour rien et gâter leurs autres business de la journée.
•    Contre : notre CENI est vraiment prévisible comme une montre suisse. Elle organise un atelier pour planifier les élections locales et communautaires qui doivent avoir lieu obligatoirement selon des accords convenus entre touts les acteurs politiques et les big brothers  par écrit (en juillet 2015) avant la fin du 1e semestre de l’année 2016. Après près d’une semaine d’intense boulot et de lourds perdiems elle clôture ses travaux sans présenter un chronogramme des activités mais avec la certitude qu’elles auront lieu inch-Allah en octobre – ou plus tard. Pendant ce temps nos partis politiques de poids sont trop occupés à se battre au sein d’eux-mêmes pour contrer efficacement. Le module principal de la formation de nos bidasses devait être « rapport de force avec les casse-pieds civils et en particulier les techniques avancées du comment et où taper pour faire mal sans laisser trop de cicatrices au cas où ces fouinards de HWR ou la FIDH revenaient pour casser les pieds après – cours 101 » – tout un art à maitriser parfaitement et absolument.
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5.    Pour conclure quelques suggestions SMART (Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Réalisables, Temporellement définies) pour changer le changement :
Aladji 2.0 - l’imbattable, vous avez un gros caillou dans vos santiagues qui vous fera encore boiter pendant 5 ans minimum. Un journaliste particulièrement inspiré en début de mois (A. Tham Camara) a résumé tout le problème de notre cher pays avec cette analyse marrante : « Quel a été le rôle de l’Etat dans l’éducation civique et morale du guinéen  si enfant, on n’a pas appris que seul l’effort aboutit au succès, mais plutôt que la réussite est forcément providentielle ? Lorsque vous  n’avez pas appris à faire le rang pour entrer en classe faut-il rire ou pleurer de vous voir vous bagarrer, adultes, pour monter dans un taxi ou un bus? Ici on est dans le pandémonium et ce qui peut paraitre bizarroïde et saugrenu sous d’autres cieux reste étrangement anodin. Saperlipopette, on est dans le seul pays au monde où les choses se font tellement à l’envers que le riz est servi au petit déjeuner et le café au lait…au dîner ». Nos compatriotes hurlent et callaissent parce qu’ils n’ont pas d’électricité surtout les soirs de matchs de foot mais dès qu’on leur en offre 20h/24 ils hurlent et arrachent les nouveaux compteurs prépayés intrichables, préférant du coup retourner à leurs obscurité et magouilles demi-centenaires. Grand papy, je vous offre avec plaisir une solution secrète et gratuite : donnez l’exemple concrètement et visiblement à tous – ensuite tout nos fonctionneurs et militaires majoritairement magouilleurs-trouillards se mettront au garde-à-vous de la morale et de l’éthique. Faites tout pour qu’on cesse de chanter en ville et dans nos villages « nous avions réussi à chasser les colons français blancs en 1958 mais ils nous ont bien eu, ils sont revenus en 2010 avec un colon français noir pour les venger ».

Boss puisque vos courtisans n’osent vous le dire moi qui suis sans crainte (sauf du bon Dieu) je vais vous balancer des questions qui vous fâcheront sans aucun doute mais qui vous aideront ensuite à nous convaincre que vous ne nous demandez pas de serrer la ceinture un peu plus tous les jours pour que votre entourage s’engraisse sur notre dos proportionnellement. Si vos mamayeurs pensent que construire 2 barrages en 10 ans est la preuve du succès de votre bref passage à la magistrature suprême d’un pays voici les vraies questions que des politiciens, gestionnaires, ingénieurs et universitaires voudraient vous poser et débattre publiquement avec toutes les forts et faibles du pays concernant votre « miracle énergique » que nous vivons sans en comprendre la finalité actuellement :
1) Les colons français avaient développé le « projet du grand Konkouré » pour la transformation de notre bauxite en alumine puis aluminium qui nécessite de très grandes quantités d’électricité. Est-ce toujours votre objectif alors que maintenant vous démarrez en même temps 3 mini-projets miniers qui prévoient de remplir de terre et cailloux rouges des camions-benne pour ensuite les déverser sur des barges plates dans des sites portuaires minimalistes qui vont enfin voguer vers la haute mer pour charger le tout sur de grands tankers miniers - soit un investissement initial minimal, aucun besoin de production industrielle d’électricité,  très peu de retombées économiques annexes à long terme et un cadavre ambulant en fin de projet quand tous les cailloux rouges seront partis dans 40 ans - comme le cadavre de Fria aujourd'hui ?
2- En ne construisant pour le moment que la retenue d'eau de Souapiti afin d'alimenter correctement et en toutes saisons Kaleta et Garafiri ne couvre-t-on pas avec un réseau de transport et de distribution de qualité la très grande majorité des besoins du pays en préparant en même temps sur le moyen terme notre industrialisation et les barrages nécessaires pour cela ? Au pire avec des compléments écologiques puisque nous avons fait tout un cinéma à la COP21 pour montrer que nous étions un des meilleurs exemples en Afrique ? Après tout nous n'utilisons actuellement l’électricité que pour des besoins domestiques et quelques mini-PME-PMI.
3- Pourquoi ne pas foncer à fond plutôt sur le secteur de l’aménagement agricole car nous avons le bénéfice unique de pouvoir le faire presque gratuitement grâce à notre « château d’eau de l’Afrique » ? En privilégiant l'irrigation suffisante pour une production visant l'autosuffisance alimentaire nationale puisque c'est la priorité de votre DERNIER mandat ? Le Cote d’Ivoire, le Sénégal et le Mali sont y sont presque parvenus – allons-nous encore attendre la Sierra Leone et le Liberia pour avoir honte et nous y mettre ?
4- Quelle garantie avons-nous que l’électricité excédentaire à nos besoins sera effectivement achetée par nos voisins qui utilisent justement la science du XXIe siècle pour en produire plus avec moins tels que des micro-barrages, le solaire, les éoliennes, le biocarburant...etc. ?
5- Quel est le pays aujourd'hui qui voudra vraiment être tributaire d'un autre, même partiellement, pour sa production d’électricité surtout quand on voit la réalité de la coopération et la volonté réelle d’intégration de nos pays de la CEDEAO. Un petit exemple est le traitement actuel des burkinabés chez nous (déjà 3 charters express sur Air 2.0 Express, pas sur Air France), ce qui ne poussera surement aucun de nos pays-frères-même-père-même mère à se bousculer pour s’approvisionner chez nous ?
A mon avis tant que ces questions ne sont répondues et discutées largement et ouvertement avec le parlement, la société civile élargie et les syndicats pour une compréhension et un accord commun, pour moi Souapiti reste avant tout un éléphant blanc électoral pour 2020.
Au fait, pour mes conseils - pas de quoi, c’était gratuit.

Tic-tac, Tic-tac, la montre tourne ; aujourd’hui est le 69e jour du « nouveau changement radical » et de l’ancien « Guinea is back » devenu en 2016 « Guinea is really in back », déjà 2 mois et 10 jours ! Apres un séjour ininterrompu de 4 mois au bled j’en suis arrivé à la conclusion suivante : la population guinéenne est divisée en trois groupes irréconciliables :
1) 30% veulent vivre comme au 7e siècle, avec ses coutumes et accoutrements et qui ne tolèrent presque pas les débats contradictoires. Ils poussent de plus en plus rapidement dans les quartiers périphériques des villes et les zones rurales. 
2) 60% se plaisent ou se résignent à vivre au XVIIIe siècle, avec d’un coté des souverains craints donc vénérés et de l’autre des sujets pliés en deux pour ne pas être aveuglés par leur brillance et heureux de leur sort de cerfs dociles et obéissants. Nos partis politiques en sont un bon exemple mais cela s’étend beaucoup plus loin que ça.
3) 10% se battent comme de beaux diables (en vain ?) pour pouvoir vivre au XXIe siècle où tous les hommes sont égaux en droits et en devoirs et sont libres de dire et se comporter comme ils le veulent. Les seules limites importantes pour respecter nos traditions et cultures sont de respecter un peu le droit d’ainesse (sans s’y plier à genoux) et de ne pas insulter les gens car gare à vous, tous les guinéens sont hermétiques à cela, ils ne le vous pardonnent jamais et la vengeance est le plat froid le plus apprécié ici.
Nous devenons progressivement un « hopeless failed state » où les élites du pouvoir, les débrouillards, les mamayeurs et les lèche-babouches congénitaux, bref la très grande majorité de tous ceux qui ont la moindre parcelle de pouvoir, préfèrent en réalité le statue-quo plutôt que de prendre le risque d'un véritablement changement. Une de mes nièces futée (Fatoumata X) a très bien dit cela, un peut trop fort, ce mois-ci : « L'Etat est défaillant lorsque la société est défaillante. L'Etat est corrompu, lorsque la société est corrompue. L'Etat est injuste lorsque la société est injuste... Dans tous les pays du monde, ce sont les élites qui initient un tel processus malheureusement les élites guinéennes sont d'une malhonnêteté ahurissante ».
3 points complémentaires importants pour finir :
1) Toute la pagaille et le chaos que chaque visiteur de court séjour décrit si précisément sont en fait parfaitement voulus et organisés par une petite mafia civilo-militaire pour qui ils sont indispensables pour se « débrouiller et magouiller » sans aucune interférence ou résistance interne et externe. Toute tentative - pourtant relativement simple à réaliser - pour y remédier irait directement en conflit avec son « système » savant et c'est uniquement là que le blocage hermétique existe, au niveau des 2% qui décident de tout ici.
2) Ce point découle directement de la stratégie opérationnelle du précédent : dès que tu dis ou écrit un tel constat on te balance directement dans la face et surtout dans ton dos à tous les autres rencontrés « ne l’écoutez surtout pas, c'est un diaspo aigri qui a raté sa vie en Occident et ne rêve que d’être ministre le lendemain de son retour. Il se plaint de tout et si notre vie ne lui convient il n’a qu’à rentrer chez lui décher avec ses allocations ou sa pension et nous laisser vivre en paix ». Et la mafia le crie partout et le peuple d’en-bas, enfoncé dans sa misère journalière et son aveuglement plein espoirs de jours meilleurs, hoche de la tête et se tait pour ne pas se mettre les bosses locaux sur le dos « dès es que tu seras rentré chez toi au paradis ». C’est ça l'anti-gouvernance au jour le jour ici !
3) Le nouveau et surtout je dirais le plus grand/difficile obstacle que l'on puisse rencontrer ici c’est justement le nombre de plus en plus croissant de « diaspos » surtout jeunes, revenus au pays et plongés tête première dans le système. Mieux formés et plus rusés que ceux qui géraient la machine localement avant leur arrivée ils sont maintenant les ingénieurs principaux pour consolider et peaufiner le système tous les jours. Ils savent parfaitement tout ce qui est dit ici et ils sont les plus féroces détracteurs des « diaspo pourris avec leurs idées noires venues d'ailleurs ». Le pire c’est quand ils passent à la maison pour insulter ton intelligence et essayer de te laver le cerveau au mépris de ce qu’ils te disaient avant de venir tomber dans la marmite, te prenant du coup pour un des amnésiques chroniques qu’ils fréquentent tous les jours. C’est en fait pour moi la pire insulte qu’ils pouvaient me faire. Je l’ai constaté plusieures fois y compris dans ma propre famille. J'ai écouté récemment un petit groupe de dames revenues d’ailleurs il y a quelques années avec leurs maris qui parlaient discrètement entre elles. Elles se demandaient comment leurs époux avec qui elles ont vécus et travaillés décemment pendant des décennies ailleurs ont pu devenir ce qu'ils sont aujourd’hui après quelques années à Conakry. Et oui, l'anti-gouvernance est un cancer qui ronge progressivement tout ce qu'il touche. Et cette machine tient ce pays d'une main de fer qui ne permettra jamais de faire un processus VJR professionnel comme nous le souhaitons. Tout au plus une mascarade religieuse telle que celle développée et pilotée actuellement par la même mafia pour trainer la majorité des guinéens à dire « bon c'est fait, on balaie tout sous le tapis et le business continue ». C'est là où je suis d'accord avec certains compatriotes avisés sur l’impossibilité et le ridicule de faire ce processus dans un tel contexte où tout est mis en œuvre pour pousser les victimes de l’Etat criminel au silence et à la culpabilité forcée avec leur rengaine "tous victimes, tous bourreaux". Nos propositions de solutions à ce chaos artificiel retourneront toujours dans ce contexte dans les tiroirs de la république mafieuse.
Bref je crois que je resterais pour le reste de mes jours un cyber-activiste révolté par le grugement insensé et à ciel ouvert de ses ressources par une bande de semi-lettrés corrompus et qui le dénoncera sans arrêt car les écrits leur feront beaucoup plus de mal que des coups de cravaches ou des balles – si ce n’est pas aujourd’hui, ce sera demain. Regardez tout ce qui est dit et écrit de Satan Touré aujourd’hui partout dans le monde et vous saurez que la réputation d’un homme d’Etat est plus importante pour sa famille après sa disparition que de son vivant.  Franchement je plains tous ceux qui n'ont pas la chance comme moi de prendre un avion quand ils le veulent pour aller recharger leurs batteries quelque part au XXIe siècle avant de revenir plonger quelques mois dans ce capharnaüm trop bien structuré et entretenu par une minorité agissante qui a droit de vie et de mort sur 98% de notre population...
29 Février 2016
(Demain le 30, on m’a promis la liste des biens personnels du PPAC, Walahi !)
A.O.T. Diallo

NB : vous pourrez suivre chronologiquement cette série et les précédentes (depuis le début du changement en Guinée en janvier 2007) sur mon nouveau blog: https://aotdiallo.wordpress.com/

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